Le Grand Huit : NBA Playoffs
- RivaldoML11

- il y a 3 jours
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Dernière mise à jour : il y a 2 jours
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Et enfin…ils ne firent plus que huit. Les huits plus méchants, plus techniques, plus affamés et simplement les 8 meilleurs effectifs de NBA cette saison. Alors que s’annoncent les demi-finales de conférence, passons en revue les forces en présence.
A l’Ouest, on ne perd pas le Nord.
1. Oklahoma City Thunder (64 victoires, 18 défaites) vs 4. Los Angeles Lakers (53 victoires 29 défaites)
Vous connaissez l’expression « des foudres de guerre » ? L’auteur de ses lignes l’a souvent entendu, dans la bouche de ses coachs, à toutes les sauces, pour désigner avec un brin d’ironie, les adversaires à la portée des équipes sportives dont il a fait partie. « Ce ne sont pas des foudres de guerre ». Sous-entendu, réveillez-vous, ils sont prenables. Et bien, malheureusement pour les adversaires des champions en titre, il se trouve que les joueurs d’OKC, sont, sans ironie aucune, des foudres de guerre. Etouffants, connectés, talentueux, insouciants, et maintenant expérimentés, le Thunder, champion en titre, est le favori à sa propre succession. Emmenés par le probablement double MVP SGA et ses éclairs de génie, OKC est un mastodonte, peut-être même plus fort que l’an passé. Par moments cette saison, ils ont semblé planer tel un nuage noir loin au-dessus de la concurrence. Et puis, Jaylen William (J-Dub) s’est blessé, et un alien français a débarqué et d’un coup, les autres équipes ont commencé à espérer. Le Thunder est excellent. De SGA à Lu Dort, de Jared McCain à Chet Holmgren, Alex Caruso, Cason Wallace à J-Will (Jaylin Williams), sans oublier que J-Dub est de retour, les joueurs du Thunder savent faire parler la foudre. Parlez-en aux Phoenix Suns, brûlés vifs pour avoir voulu voler trop proche du soleil. Mais il y a un doute, ou en tout cas un espoir. Car des équipes à l’Ouest pensent prétendre pouvoir rivaliser avec les champions.
Ah les Lakers. Si l’on devait définir une franchise par un mot, celui-ci serait peut-être : aura. Car il y a bien quelque chose de mystique, de magique, quand le ballon orange rebondit sur les parquets de LA. Certains qualifieraient cela même de sorcellerie. LeBron James, 41 ans, plus de 20 ans dans la ligue, baigne dans la fontaine de jouvence pour faire preuve d’excellence. Papi James n’a pas dit son dernier mot, et il a plus d’une leçon à apprendre à ces minots. Accompagné par un excellent Austin Reaves, le vétéran Marcus Smart ou encore le toujours utile Rui Hachimura, LeBron et LA ont des arguments à faire valoir. Avec les hauts que les hommes de JJ Reddick ont pu atteindre par moments, on pourrait presque s’autoriser à y croire…presque. Car en l’absence de Luka Doncic, blessé et dont on ne sait pas quand ou même s’il pourra revenir, les Lakers vont devoir faire des miracles offensivement. Non seulement pour contrer l’étau suffocant de la pression de la défense de fer du Thunder, mais aussi pour pallier des failles criantes en défense et à l’intérieur. Oui, DeAndre Ayton joue beaucoup mieux en cette fin de saison. Oui Jaxson Hayes a de grandes qualités athlétiques. Oui LeBron James a plus d’un tour de magie dans son sac. Non, ce ne sera pas suffisant pour battre quatre fois une équipe du calibre d’OKC. A moins d’un miracle…mais après tout, pourquoi pas demander à Papi James, vainqueur de sa bataille contre le temps, s’il s’y connait en miracle.
2. San Antonio Spurs (62 victoires, 20 défaites) vs 6. Minnesota Timberwolves (49 victoires, 33 défaites)
La ligue a-t-elle déjà un nouveau visage ? Celui d’un alien. Un Français de 21ans, 2m24 et environ 2m44 d’envergure. Wembanyama, « Wemby », le meilleur défenseur de l’année, et ce n’était même pas vraiment une question, plus une évidence. On parle quand même d’un monstre qui a comptabilisé 3 blocks par match cette saison, et ça, c’est sans compter les tirs que n’osent pas shooter les adversaires terrorisés par cette arme de dissuasion massive. Ah, et il bouge comme un meneur aussi, marque 25 points par match et est très adroit à longue distance. Oui, oui, vous avez bien vu, vous avez bien lu. Tout le monde le savait, Wemby a le potentiel pour complétement réécrire les règles du jeu quand il est sur le parquet. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on n’est pas déçu. « Must-see TV ». C’est l’adjectif choisi pour tous les match de San Antonio, et ça, c’est grâce à lui. Mais attention, ce n’est pas un one man show, oh non, loin de là. De’Aaron Fox, Stephon Castle, Devin Vassell, Dylan Harper, voici le nom de quelques un de ses acolytes que vous feriez bien de retenir. Le plus effrayant dans tout ça ? Dans l’opération Spurs Renaissance, on avait à peine terminé la première phase. L’idée, c’était de gagner dans quelques années. Voir les Spurs titrés dès celle-ci ne serait pas si choquant, et si ce n’est pas le cas…le groupe aura appris et pris de l’expérience pour le futur. Aucune pression, une équipe cohérente, un talent hors norme…difficile d’y voir autre choses que les ingrédients clés du succès, aux Spurs de cuisiner.
A Minnoseta, les Wolves avaient faim-la dalle diraient certains, alors ils n’ont fait qu’une bouchée de ces tendres Nuggets. L’équipe de Jamal Murray et Nikola Jokic n’était pas prête, mais alors vraiment pas, au combat imposé par Jaden McDaniels et les siens.Après le Game 2, celui-ci s’était fendu d’une sortie médiatique pour le moins osée et agressive. Le plan de jeu : « Humilier les mauvais défenseurs de Denver. Qui ? Jokic, Murray, tous les joueurs de l’équipe ». Talk the talk, walk the walk. McDaniels a parlé, il a assumé et dans un Game 6 où manquaient la superstar Anthony Edwards, le toujours juste Donte DiVincenzo et le talentueux espoir Ayo Dosunmo, il a planté 32 points pour renvoyer de bien pâles Nuggets à la maison. « Soft » diraient certainement avec dédain les joueurs de Minnesota. Mais là, c’est une autre paire de manche et un autre défi qui les attend. Malgré leur océan de talent, les Wolves ont perdu DiVincenzo pour la saison, et Edwards est limité par sa blessure. Rudy Gobert sort d’une de ses meilleures performances en playoffs, maintenant il doit faire face à son compatriote, Wemby. Julius Randle est toujours fort, mais pas toujours dans le vrai. Les Wolves, sans doute assoupis pendant la saison régulière, se réveillent pour hurler à la lune en playoffs. Ils ont une faim de loup, et les dents longues. Vont-ils manger les Spurs ? Ou se casser les crocs sur la peau dure d’un alien ? Une chose est sûre, on a hâte d’y être.
A l’Est, on ne demande pas son reste.
1. Detroit Pistons (60 victoires, 22 défaites) vs 4. Cleveland Cavaliers (52 victoires, 30 défaites).
A Motor City, on a vu la sortie de route de près. De très près. De trop près. Après avoir fini 1er à l’Est en saison régulière, confirmant tout le bien qu’on pensait d’eux, les Pistons ont gagné le cadeau empoisonné de se coltiner le Magic d’Orlando au premier tour. Si vous avez dans votre entourage des gens nostalgiques de la belle époque, quand on pouvait avoir du contact et qu’on ne prenait pas mille tirs à trois points, recommandez-leur le replay de cette série. Ces matchs n’étaient pas des matchs de boxe, ni d’échecs non. Plutôt une bagarre de rue dans une allée sombre entre deux poids lourds éméchés tard dans la nuit, balançant haymaker après haymaker, et le premier à perdre connaissance perd. Detroit veut être physique, imposer sa marque sur l’équipe adverse, traîner le jeu dans la boue ? Orlando voulait la même chose. Et le Magic a fait couler le premier sang. Les Piston, tétanisés d’avoir trouvé quelqu’un à qui donner du répondant, ont vacillé, flanché, au bord du gouffre de l’élimination. Une adresse à trois points abyssale, car à part Duncan Robinson, personne ne sent de prendre un shoot ouvert de derrière la ligne. Une attaque stagnante, Cade Cunningham bien pris par les défenseurs d’Orlando, et Detroit était à court d’idée, mené trois victoires à une, puis perdant de plus de 20 points à la mi-temps du Game 6. Mais Cade Cunningham, Ausar Thompson, Tobias Harris et les leurs sont revenus d’entre les morts, une défense implacable, une attaque bien plus inspirée et le déficit de 38-60 à la mi-temps fut effacé pour s’imposer 93-79. 11 points pour le Magic dans le troisième quart temps, 8 points dans le quatrième, une période de 9 minutes sans aucun panier pour Orlando, à qui Franz Wagner aura manqué terriblement. Le Game 7 fut quasiment une formalité. Detroit avait déjà brisé la volonté du Magic et s’est donc libérer de ses chaînes pour s’offrir une demi-finale de conférence, qui ne sera pas, mais alors pas du tout, le même exercice de style face aux Cleveland Cavaliers. Ne vous faite cependant pas d’illusion, ce ne sera pas une partie de plaisir pour Cleveland non plus.
Les Cavs, ont eux aussi dû batailler pour se défaire en 7 matches d’une vaillante équipe des Toronto Raptors. Mais c’est chose faite, et le talent a fait la différence. La doublette Jarett Allen-Evan Mobley à l’intérieur, Donovan Mitchell, scoreur invétéré, James Harden scoreur vétéran, les pièces complémentaires extrêmement précieuses comme Max Strus, Sam Merril, Dennis Schröder ou encore Keon Ellis, Cleveland a de nombreuses armes. Encore faut-il choisir à bon escient quand et comment s’en servir. Et par le passé, pas plus tard que l’année dernière, les Cavs ont eu tout bon sur le papier et en préparation, avant de finir par un crash dans les flammes de la vérité des playoffs. Le potentiel est là, immense. Sera-t-il réalisé cette fois ? Kenny Atkinson et le front office devront se poser de grandes questions sur la marche à suivre si l’expérience se solde à nouveau par un échec.
New York Knicks (53 victoires, 29 défaites) vs 7. Philadelphia 76ers (45 victoires, 37 défaites)
Les Knicks semblent avoir trouvé la solution. En tout cas, ils ont trouvé la solution au problème Atlanta Hawks, étrillés 140-89 au Game 6 pour clore la série. Cela n’avait pourtant pas très bien commencé pour New York. Jalen Brunson encore trop esseulé, KAT fantomatique, Mikal Bridges en proie à un immense doute et on semblait reparti pour un tour. Menés 2-1 par Atlanta, New York a ensuite fait un ajustement et n’a plus jamais regardé en arrière. KAT était trop invisible ? Mike Brown allait l’impliquer en tant que playmaker. Et ça a payé. Bridges retrouvé, de l’espace pour Brunson, Anunoby et consorts, et c’en fut terminé d’Atlanta. Les Knicks ont montré par éclats cette saison, contre les Spurs notamment, qu’ils pouvaient rivaliser avec les plus grands. De Josh Hart à KAT, de Brunson à Mitchell Robinson, de Bridges à Anunoby, à eux de montrer que le moment, c’est maintenant.
Mais face à eux, se dressent les Philadelphia 76ers, auteurs d’un improbable, exceptionnel et mémorable come-back. C’en était fini de Philly, les Celtics avaient achevé de martyriser la franchise, encore une fois, après un magistral Game 4, une leçon de basket pour mener trois manches à une. Le reste n’était plus qu’une formalité. C’était sans compter sur un facteur, et pas des moindres. Joel Embiid. Qu’on l’aime ou pas, le pivot est l’un des joueurs les plus inarrêtables de la ligue. Et sa santé est son principal défaut, très souvent blessé (toujours ?), Philly le voit s’éloigner puis revenir sur le parquet. Mais quand il est là…Le retour d’Embiid fut stratosphérique. Pas sa première mi-temps au Game 5 d’accord. Mais à partir de la deuxième…Embiid a tout simplement dominé l’intérieur de la raquette des Celtics. Nikola Vučević ? Détruit au point de ne pas fouler le parquet au Game 7. Neemias Queta ? Vaillant mais incapable de le garder sans faire faute. Luka Garza ? Luka Garza ? Oui, oui, les Celtics, sans solution ont essayé de défendre sur lui avec Luka Garzza au Game 7, faute d’une meilleure idée. Et en plus de ça, Embiid a joué juste, sans forcer ses shoots, et en trouvant ses coéquipiers, VG Edgecombe, Paul George, Tyrese Maxey, quand il faut, où il faut. L’autre ajustement ? Fini de courir après la balle en défense, les 76ers ont chosi de jouer leurs un contre un et de forcer Jaylen Brown, Derrick White et Payton Pritchard a tirer des mid-range en un contre un, ou des trois points contestés. L’adresse, arme favorite des Celtics, a complètement déserté, disparu. Et les 76ers ont gagné le Game 5. Puis le 6, et enfin le 7. Embiid, héroïque a porté la franchise sur ses épaules. Paul George a étalé toute sa classe, VG Edgecombe tout son talent de rookie. Et que dire de Tyrese Maxey ? Sensationnel, vif comme l’éclair, le meneur a clos les débats sur une série de paniers, plus clutch les uns que les autres. Les Celtics n’avaient pas de réponse pour Embiid. Les Celtics n’avaient pas de réponse pour Maxey. Les choses auraient-elles étaient différentes avec Tatum au Game 7 ? Sans doute. Auraient-ils gagné ? Nul ne le sait. Une seule chose est sûre, les Sixers ont menés un come-back historique et Jaylen Brown pourra s’en plaindre sur stream autant qu’il veut, c’est bien eux, et non Boston, qui vont défier les New York Knicks.
Philly vs New York, Jalen Brunson vs Tyrese Maxey, Joel Embiid vs Karl Anthony Town…que demander de mieux ? Et vous, vous n’avez pas hate d’être ce soir?
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An English translation is available here :
The Hopeful Eight
And then… there were only eight left. The eight meanest, most skilled, hungriest, simply the eight best rosters in the NBA this season. With the Conference Semifinals approaching, let’s take a look at the forces in play.
Far West, tribute to Jerry
Oklahoma City Thunder (64 W -18 L) vs 4. Los Angeles Lakers (53 W - 29 L)
You know the expression “the alpha and omega”? The author of these lines has heard it countless times, from coaches, thrown around with a hint of irony to describe supposedly beatable teams. “They’re not the alpha and omega” Meaning, wake up, they’re there for the taking. Well, unfortunately for the reigning champions’ opponents, the players of OKC are, with absolutely no irony, truly the alpha and omega.
Suffocating, connected, talented, carefree,and now experienced, the Thunder, defending champions, are the favorites to repeat. Led by the likely back-to-back MVP SGA and his lightning flashes of brilliance, OKC is a juggernaut, perhaps even stronger than last year. At times this season, they seemed to hover like a dark cloud far above the competition.
Then Jaylen Williams (J-Dub) got injured, and a French alien arrived, and suddenly, other teams started to believe. The Thunder are elite. From SGA to Lu Dort, from Jared McCain to Chet Holmgren, Alex Caruso, Cason Wallace to J-Will (Jaylin Williams), and with J-Dub now back, OKC knows how to strike like lightning. Just ask Phoenix, burned alive for flying too close to the sun.
But there is doubt, or at least hope. Because out West, some teams believe they can challenge the champs.
Ah, the Lakers. If one word had to define this franchise, it might be: aura. There’s something mystical, almost magical, when the orange ball bounces on LA’s hardwood floor. Some might even call it sorcery.
LeBron James, 41 years old, over two decades in the league, seems to bathe and bask in the fountain of youth as he continues to perform at an elite level. Grandpa James hasn’t said his last word, and he still has a few lessons to teach the youngsters.
Alongside an excellent Austin Reaves, veteran Marcus Smart, and the ever-reliable Rui Hachimura, LeBron and LA have arguments to make. With the highs JJ Redick’s squad has reached at times, you could almost believe… almost.
Because without Luka Dončić, injured and with no clear timetable,or certainty of return, the Lakers will need miracles on offense. Not only to counter the suffocating gauntlet of OKC’s iron defense, but also to compensate for glaring weaknesses defensively and in the interior
Yes, Deandre Ayton has been much better to end the season. Yes, Jaxson Hayes is a great athlete. Yes, LeBron still has magic left. No, it won’t be enough to beat a team like OKC four times.
Unless there’s a miracle… but then again, maybe Grandpa James, who already defeated time, knows a thing or two about those.
2. San Antonio Spurs (62W - 20L) vs 6. Minnesota Timberwolves (49W-33L)
Does the league already have a new face? That of an alien. A 21-year-old Frenchman, 7’4” with an 8-foot wingspan. Wembanyama aka "Wemby”, Defensive Player of the Year, and it wasn’t even a debate. Just the obvious fact.
We’re talking about a monster who averaged 3 blocks per game this season, and that doesn’t even include all the shots opponents don’t dare to take, terrified by this weapon of mass deterrence. Oh, and he moves like a guard, scores 25 a night, and shoots efficiently from deep.
Yes, you read that right.
Everyone knew Wemby had the potential to rewrite the rules of the game when he’s on the court. Safe to say, he hasn’t disappointed. “Must-see TV”, that’s how every Spurs game is referred to now, all thanks to him.
But this isn’t a one-man show, far from it. De’Aaron Fox, Stephon Castle, Devin Vassell, Dylan Harper, just a few names you’d better remember.
The scariest part? This Spurs renaissance was only supposed to be in phase one. The plan was to win in a few years. Seeing them crowned champions this season wouldn’t even be shocking. And if not? This group will grow and gain experience.
No pressure. Cohesion. Generational talent. It’s all there. All the ingredients of success. Now all is left, is for the Spurs to cook.
In Minnesota, the Wolves were starving. Famished, some would say, so they devoured the Nuggets in one bite. Jamal Murray and Nikola Jokić’s squad was not ready, oh so not ready, for the battle imposed by Jaden McDaniels and company.
After Game 2, McDaniels made a bold, aggressive statement: “The plan? Go at Denver’s bad defenders. Who? Jokic, Murray,everyone.”
Talk the talk, walk the walk.
In Game 6, without Anthony Edwards, Donte DiVincenzo, and Ayo Dosunmu, McDaniels dropped 32 points to send a pale Nuggets team home. “Soft as Charmin", Wolves players would probably say.
But this is a different challenge. Despite their talent, Minnesota lost DiVincenzo for the season, and Edwards is limited by his injury. Rudy Gobert is coming off one of his best playoff performances, but now he faces his compatriot, Wemby.
Julius Randle is always strong in the game, but not always right with his feel of it.
The Wolves, perhaps asleep during the regular season, have awakened to howl at the moon in the playoffs. They’re hungry. Teeth sharp.
Will they feast on the Spurs; or break them on alien skin?
One thing’s for sure: we can’t wait.
Beasts for a feast in the East
1. Detroit Pistons (60 W-22 L) vs 4. Cleveland Cavaliers (52 W- 30 L).
In Motor City, they nearly crashed their way out of the track. Very nearly. Too nearly.
After finishing first in the East, confirming all expectations, the Pistons were “rewarded” with the Orlando Magic in round one, a poisoned gift.
If you know people nostalgic for the “good old days”, physical play, fewer threes, tell them to watch this series.
This wasn’t boxing. Not chess either. More like a street fight in a dark alley between two drunk heavyweights throwing haymakers until someone drops.
Detroit wanted physicality, to drag the game into the mud? Orlando wanted the same. And the Magic drew first blood.
The Pistons, shaken, wavered, on the brink of elimination. Horrendous three-point shooting (outside of Duncan Robinson, no one dared shoot), stagnant offense, Cade Cunningham locked up, Detroit ran out of ideas.
Down 3–1. Down 20+ at halftime in Game 6.
Then they came back from the dead.
Cunningham, Ausar Thompson, Tobias Harris, and all the Pistons, led by a relentless defense and inspired offense, erased a 38–60 deficit to win 93–79. Orlando scored just 11 in the third quarter, 8 in the fourth, and went 9 minutes without a basket. Franz Wagner was sorely missed by the Magic
Game 7? A formality.
Detroit had already broken Orlando’s will. Now free, they move on, but Cleveland is a completely different challenge.
Make no mistake, it won’t be easy for the Cavs either.
Cleveland also had to battle through seven games against a gritty Toronto Raptors team. But talent prevailed.
Jarrett Allen and Evan Mobley inside. Donovan Mitchell, relentless scorer. James Harden, veteran scorer. And invaluable role players like Max Strus, Sam Merrill, Dennis Schröder, Keon Ellis.
Plenty of weapons, but they need to be used wisely.
More than once, the past couple years, everything looked perfect on paper and in preparation during the regular season… until it crashed and burned by the flame of the playoff truth.
The potential is massive. Will it finally click?
If not, Kenny Atkinson and the front office will have serious questions to answer in the offseason.
New York Knicks (53 W- 29 L) vs 7. Philadelphia 76ers (45 W, 37 L)
The Knicks may have found the answer. Or at least, they certainly found the answer to the Atlanta Hawks, crushed, dismantled 140–89 in Game 6.
The series didn’t start well however. Brunson alone, carrying the team. KAT invisible. Bridges lost, shook, confidence withering. Down 2–1.
Then came the adjustment, and no looking back.
KAT too passive? Mike Brown turned him into a playmaker. It worked. Bridges found himself again, Brunson was in his groove, spacing opened, and Atlanta was done.
From Josh Hart to KAT, Brunson to Mitchell Robinson, Bridges to Anunoby, the Knicks have shown flashes they can compete with anyone, in some marquee matchups with the Spurs this season for example.
Now they must prove it.
But standing in their way: the Philadelphia 76ers, authors of a historic comeback.
It was over. Done. Boston had them down 3–1 after a masterclass Game 4.
Then came Joel Embiid.
Love him or hate him, he’s one of the most unstoppable forces in the league. Injuries are his curse, but when he plays…
His return was stratospheric.
He dominated Boston’s interior. Vučević? Played off the floor. Literally, he did not step on the court in the last game. Queta? Fought valiantly but couldn’t guard him without fouling. Luka Garza? Yes, Boston tried Luka Garza in Game 7. That’s where they were.
And Embiid didn’t just make tough buckets forcing shots, he also made the right plays, finding Edgecombe, Paul George, Maxey.
The other game changer for Philly was a defensive adjustement: no more chasing. They forced Brown, White, Pritchard into tough shots and contested threes. Boston’s shooting vanished. Boston lives by the three, so it died by the three.
Game 5. Game 6. Game 7.
Embiid carried. Paul George delivered. Rookie Edgecombe shined. And Maxey, electric, lightning fast, closed it out with a flurry of clutch buckets.
Would it have been different with Tatum in Game 7? Probably. Would Boston have won it? Who knows.
No matter what Jaylen Brown has to say about it, one thing is certain: Philly completed the comeback, and they’re moving on.
Philly vs New York. Brunson vs Maxey. Embiid vs KAT.
What more could you ask for?
And you, aren’t you excited for tonight?
Thank you very much for your attention and see you soon on the website!


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